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Séjour dans le Queyras et l’Embrunais PDF Imprimer Envoyer
Écrit par LECLERE Arnaud   
Lundi, 09 Octobre 2006 07:49
Cher(es) ami(e)s voici la suite des aventures des vtiistes bretons du le Vercors et qui sont aller se perdre en 2006 dans le Queyras du côté de Guillestre. Enfin, se perdre n’est pas le bon mot puisque cette région nous a semblé moins sauvage que le Vercors. Mais cela n’a rien à voir avec les Savoies. Bon je ne m’appesantis point ….sinon ça va encore faire des théories
Cette année l’équipe était composée des mêmes : Claude, Théo et moi. Manquaient Nono qui nous a fait une nonoïte aigue et Régis qui nous a fait …une Régis.

Départ en Laguna (ben oui on est qu’à 3 et ça tient de dans sauf les chevaux tous terrains qui sont dehors sur le porte-vélo).de Rennes le dimanche matin pour aller jusqu’à Guillestre sans histoire et sans excès de vitesse, bref RAS.

Comme l’an dernier, nous avons choisi de rester tout le séjour en 1 point fixe et de rayonner chaque jour dans la région pour faire 1 circuit différent et dans 1 coin varié.

Notre logement est l’Auberge de Jeunesse de Guillestre. Là, il y a une erreur dans le texte car comme petits jeunes, il n’y en a quasiment pas, il y a même 1 septuagénaire en goguette. Bref nous avons l’Auberge pour presque nous seuls. Cette formule, à défaut d’être très terroir, est très économique car avec la licence nous avons la demi-pension + le panier repas adapté au VTT pour 30 zorros par jour : difficile de faire moins cher et aussi bien.

Avant propos

Déjà, je dois citer nos sources alias un certain M. GOYON et le site velo de montagne (http://www.velodemontagne.fr.st) à qui nous devons la plupart des spots qui vont suivre. Ce Monsieur (c’en est un, assurément) met à disposition sur internet des descriptifs très précis et surtout très réalistes de circuits en montagne. On ne peut encore que le remercier.

Il suffit ensuite de prendre une bonne carte IGN 1 :25000, bien colorier l’itinéraire au Stabylo et….en avant !

Exemple : Pour voir le descriptif dupremier circuit : http://velodemontagne.zapto.org/topo_vdm/03_annuaire/topo/goyon20031203233021/voir_fiche?app=p4

Lundi Col de Serenne - Col de la Coulette

Pour commencer ( St Marcellin 1800m) nous grimpons par une belle petite route qui finit par rattraper des alpages. La mise en jambe est progressive mais assez sévère. Heureusement, nous nous faisons siffler au passage par des jeunes filles moustachues : mais oui les marmottes. Celles là ne sont pas très sauvages, ce qui veut dire que nous roulons suffisamment lentement pour ne pas les effrayer. Forcément, pas besoin de freiner, car ça monte et de plus en plus difficilement. Tellement que nous sommes obligés de porter les vélos car le vertige refroidissant (cf les commentaires de M. Goyon) et notre technique perfectible nous font mettre pied à terre. Nous franchissons même des névés, le spécialiste étant Théo qui corse l’affaire avec ses petites chaussures toutes lisses.

Nous atteignons alors le point culminant de la journée à 2647m au Col de Serenne via la crète des Couniets. la bien nommée car seuls des counius arriveront à tout faire sur leur vélo.

A cet endroit, la canicule n’existe pas et nous ne restons pas longtemps admirer les courants d’air. De toute façon, une magnifique descente nous tend les bras. Il faut le temps de s’adapter mais rapidement nous sommes mis en confiance par ce beau sentier qui traverse la prairie fleurie. Sauf que Théo ne peut s’empêcher de suivre du regard les jeunes filles sifflantes et du coup son Scalpel l’éjecte dans les petites fleurs.

Après cette première descente du bonheur, nous attaquons aussi notre premier portage. En fait, il n’y en eut très peu pendant le séjour bien que nous ayons évolué le plus souvent au dessus de 2000m . Après ce petit chemin de croix bien en procession mais sans cantique nous prenons notre pique-nique au col de la Coulette allongés sur le gazon fleuri de l’alpage. Il fait très beau. Le seul problème est que nous ne souhaitons pas poursuivre l’ascension vers la crête de Vars. Comme nous vieillissons (surtout les 2 autres) nous devenons raisonnables et il est difficile de s’imaginer faire un portage en pleine chaleur et en digérant. Bref nous décidons de garder des cartouches pour le reste du séjour et entamons directement une belle descente technique vers le val d’Escreins. Un passage (le passage du verrou – ça ne s’invente pas) s’avère délicat et nous suivons les recommandations de M.Goyon en passant à pieds. Les premiers paysages éclairés par un magnifique soleil sont au-delà de ce que nous espérions. Mais la fin de la boucle est abrégée puisque le sentier final est totalement interdit et fermé, des orages ont détruit des passages. Nous finissons sans histoire par la route. Claude et moi faisons la course (en descente !) jusqu’à Guillestre avec des routards qui arrivent du Col de Vars.

Résultat : nous avons quand même fait plus de 30 kms et 1200m de dénivelé positif.

Mardi : Le col de Furfande

Comme nous avons été raisonnables la veille, nous avons des bonnes sensations.

Le départ se fait au lieu-dit la maison du Roy et par une grande route que va emprunter le tour de France quelques semaines plus tard pour rejoindre l’Izoard. Pour les vtti-stes que nous sommes, cette route n’est pas très agréable par contre elle assure un bon échauffement. Au bout de 6kms environ, nous empruntons une toute petite route à peine goudronnée qui monte très fort. Comme on peut le voir sur la photo prise d’en face, elle ressemble à la montée de l’Alpes d’Huez mais en plus petit : 29 épingles pour monter de 450m !

Après avoir atteint le village des Escoyers, nous montons alors par un très beau sentier assez cyclable, c’est une ancienne voie romaine. Nous traversons tour à tour des bois et des alpages. La beauté du site nous fait oublier l’effort à produire pour finir la montée jusqu’aux chalets de Queyron (1982m).

A partir de ces chalets nous rejoignons un plateau entouré de forêt et commençons une descente comme en rêvent tous les vttistes que nous sommes : enchaînements de single track entre les mélèzes. Il n’y a pas de grandes difficultés, c’est très sécurisant car nous passons au travers d’un chemin creux. Si vous passez dans le coin, ne la loupez pas. Malheureusement, ça va très vite et nous retrouvons rapidement la route qui arrive au village d’Arvieux (1550m) qui est situé sur la route de l’Izoard. Le temps de refaire le plein des gourdes et nous entamons une nouvelle montée via une grande piste qui monte facilement au départ mais se corde progressivement. Ca roule tout le long mais c’est raide et interminable, surtout qu’il est midi. Les pauses ‘point-topos’ et mal de c.. s’enchaînent aussi. Finalement, nous arrivons au col de Furfande, point culminant de la journée (2500m). Après les photos nécessaires à l’immortalisation de l’instant, nous entamons une descente au travers de l’alpage de Furfande, une très grande classique Vtt du Queyras. Nous décidons de pique-niquer près d’une grange pour nous protéger du froid car nous sommes à plus de 2000m. Dans l’euphorie générale de l’ambiance et du paysage j’en oublie mes lunettes : sans doute le prix à payer pour la location. Surtout que je m’en aperçois après la descente et dernière remontée : trop tard.

Donc après une dernière montée qui fait mal aux jambes, nous attaquons la dernière descente non sans avoir fait une pause sieste à l’ombre des mélèzes. La descente est plus technique, sympa mais nous nous faisons moins plaisir que lors de la première : on devient difficile. Il y a même des passages très vertigineux et nous préférons mettre pied à terre.

Nous retrouvons alors la route, le bitume,la chaleur et… les routards qui reviennent de l’Izoard. Claude et moi (il en faut bien un pour descendre la voiture) nous amusons à prendre leur roue jusqu’à Guillestre.

Conclusion : pas loin de 45 bornes, plus de 2000m de dénivelé positif et surtout des paysages et des sentiers plein la tête.

Mercredi : parenthèse sur l’embrunais

Comme nous avons pas mal donné la veille, le circuit du jour est extrait des topos VTT-FFC de l’embrunais. Pas besoin de carte IGN, il n’y a qu’à suivre les flèchages (de qualité). Ce circuit semble plus facile.

Le départ se situe à St André d’Embrun charmante et paisible localité située face à Embrun sur le côté est du lac de Serres-Ponçon.

Nous montons (comme toujours au départ) par une charmante petite route forestière. Elle monte assez longtemps mais facilement : ce n’est pas ici que les leaders feront une attaque, nous en sommes sûrs.

Bref nous rêvassons et il nous semble même apercevoir un aigle (attention, authentification non garantie mais ça corse sérieusement le texte) qui plane sur la vallée adjacente.

Nous atteignons alors une maison forestière avec une fontaine fournissant gracieusement un rafraîchissement. Nous poursuivons la montée par une bonne piste et avons l’impression d’être seuls dans la montagne quand….. des belges en 4x4 climatisé surgissent sur la piste. Nous les retrouverons en haut du col ne sachant où aller et garés non loin de l’arrivée d’un télésiège : no comment.

Bref, cela nous gâche un peu le plaisir car nous aussi arrivons sur les pistes de ski de Risoul et dans ces cas là , la qualité du sentier et des paysages n’a rien d’emballant. Nous mettons quand même un point d’honneur à finir la montée mais sans grand enthousiasme. D’un avis général, nous redescendons à la maison forestière pour pique-niquer et faire la sieste désormais quotidienne et obligatoire vu la chaleur.

En résumé, nous trouvons le circuit FFC bien fade à côté des parcours de M. Goyon. Mais, la route forestière était quand même sympa et nous avons aussi récupéré ‘activement’ de la veille.

Bilan : pas loin de 40 kms quand même et plus de1000m de dénivelé positif


Jeudi : Col de Bramousse – col de fromage : the best

D’un avis général, ce parcours restera le meilleur du séjour.

Comme le dit notre e-guide, ce parcours est assez peu connu des pneus cramponnés. A notre avis, cela vient des marcheurs ?

Le départ se fait du village de Bramousse. La montée démarre directement sur piste. Nous laissons un petit groupe de marcheurs aux tempes plus que grises. Ils ont l’air fort sympathique. Bientôt ils nous doublent car …. ils ont été embarqués dans un 4x4 pour accèder au départ de leur rando. Par contre, nous dépassons un autre groupe plus jeunes et plus …….. qui ne manquent de nous faire une réflexion. Pourtant, les retraités les ont dépassé en 4x4 mais ça doit être plus fort qu’eux et ils n’aiment pas qu’on les dépasse.

Enfin, nous les oublions bien vite, car même si la pente devient très pentue, nous montons sur un sentier magnifique qui serpente tantôt à travers bois, tantôt dans les massifs fleuris et sauvages de ??? géranium sauvages ?? (PS : je suis très mauvais en flore et les autres pas beaucoup mieux). Ah la belle montée.

Finalement, après le col de Bramousse, nous retrouvons nos retraités démarrant leur ascension. Nous empruntons le même sentier (sentier des chambrettes pas des soubrettes). Les mamies se font un plaisir de s’écarter du sentier (ouf). Et en plus elles nous encouragent car nous sommes obligés de porter. Finalement, nous accédons à un sommet où se trouve un ancien poste d’observation. C’est le but de beaucoup de randonneurs et nous sentons bien qu’on en agasse pas mal, notamment un grincheux habillé en orange (DDE ?) : altitude 2582m.

De là, commence une belle descente technique jusqu’au col de Fromage. Pour l’an prochain, nous prendrons des cours pour mieux passer les épingles. Il faut dire que les pentes derrières sont plus accentuées qu’au Boël.

Nous poursuivons la descente jusqu’à la forêt où nous déjeunons et piquons une petite ronflette d’usage.

Finalement, nous traversons des alpages forts sympathiques et des sentiers qui donnent envie d’appuyer bien forts. Mais nous savons aussi nous arrêter dès que possible pour profiter à fond des paysages et de la beauté de dame nature. Le plus étonnant est qu’ici nous ne rencontrons quasiment plus personne. Nous voyons de nombreuses bergeries mais elles semblent toutes désertées.

Nous passons des passages très chauds où nous devons tenir un câble d’un côté et le vélo sur l’épaule de l’autre !

Claudio qui doit avoir des œillères passe certains passages sans se poser de questions. L’âge, ça rend aussi inconscient !

En résumé, ce parcours est effectivement un bijou. Au total, nous avons fait 1750m de dénivelé positif et 37 kms au compteur. Sachant que nous décidons de descendre jusque dans la vallée car la descente nous enivre. Nous remontons à la voiture par une belle petite route, les jambes sont toujours là !

Le Claudio, qui aussi de bonnes jambes mais pas de chances, crève et décide d’attendre (pas parce qu’il est mort mais à cause des Tubeless).

Vendredi matin : 1 dernière sur l’embrunais – fermez la parenthèse

On serait bien restés mais la route jusqu’à la Bretagne promet d’être longue.
Du coup, nous décidons de faire un circuit plus modeste emprunté sur le topo FFC. Il s’agit de la rando du Mont Guillaume situé sur Embrun.
Le départ me fait râler car nous partons de la ville. Mais rapidement, nous retrouvons les beaux paysages et forêts en rejoignant le domaine forestier.
Après un dernier pique-nique nous empruntons une descente bien technique quasiment jusqu’à Embruns (pas loin de 1500m de dénivelé négatif). Un sentier est même placardé « Interdit au VTT ». Mais un VTTiste local rencontré dans la côte nous conseille de l’ignorer. Il faut dire qu’il est très technique et pas mal défoncé. Certains passages d’épingles sont encore très approximatifs.

Cette dernière matinée est ainsi bien réussie, nous pouvons entamer le retour sereinement vers la Bretagne.

Ce séjour restera l’un des plus réussis que nous ayons fait.

En plus la météo a été avec nous : grand soleil chaque jour. La chaleur ne nous a jamais vraiment gênés puisque nous allons très vite !
Mise à jour le Mercredi, 19 Novembre 2008 12:32
 

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